Phobie sociale 

social4.jpgLa phobie sociale, aussi appelée anxiété sociale, est un trouble caractérisé par une anxiété écrasante et une timidité excessive dans les situations sociales de tous les jours. Les personnes souffrant de phobie sociale ont une peur persistante, intense et chronique d'être observées et jugées par les autres, ainsi que d'être gênées ou humiliées par leurs propres actions. Leur peur peut être si aiguë qu'elle interfère avec le travail ou l'école - et toute autre activité ordinaire. Bien que de nombreuses personnes souffrant de phobie sociale reconnaissent que leur peur d'être en présence d'autres gens soit sans doute excessif et déraisonnable, ils sont incapables de la surmonter. Ils se font souvent un sang d'encre des jours, voire des semaines avant une situation qu'ils appréhendent.

La phobie sociale peut se limiter à un seul type de situation - par exemple, la peur de parler dans des situations formelles ou informelles, ou la peur de manger ou boire en présence d'autres personnes - ou, dans les cas les plus sévères, peut être si étendue que la personne subit les symptômes presque à chaque fois qu'elle est avec d'autres gens. La phobie sociale peut se révéler très débilitante - elle peut même empêcher certaines personnes d'aller au travail ou à l'école certains jours. Beaucoup de personnes atteints de cette maladie ont du mal à se faire des amis et à les garder.

Les symptômes physiques accompagnent souvent l'intense anxiété de la phobie sociale, et comprennent le rougissement, la transpiration trop importante, les tremblements, la difficulté de parler, les nausées et autres problèmes gastriques, et d'autres symptômes de l'anxiété. Ces symptômes visibles augmentent encore la peur de la réprobation, et les symptômes eux-mêmes peuvent devenir une source de peur supplémentaire. La peur des symptômes risque de créer un cercle vicieux : plus une personne atteinte de phobie sociale s'inquiétera de ressentir l'un ou l'autre symptôme, plus le risque de développer ces symptômes augmentera. La phobie sociale se retrouve souvent chez plusieurs individus d'une même famille et peut s'accompagner de dépression ou d'alcoolisme.

La phobie sociale est-elle fréquente ?

Chaque année, environ 3,7% de la population américaine âgée de 18 à 34 ans (environ 5,3 millions d'Américains) souffre de phobie sociale.
La phobie sociale apparaît deux fois plus souvent chez les femmes que chez les hommes. Cependant, la proportion d'hommes se faisant aider pour ce trouble est plus importante. Le trouble commence habituellement durant l'enfance ou au début de l'adolescence et se développe rarement après 25 ans.

Où la phobie sociale trouve-t-elle son origine ?social1.jpg

Des recherches menées pour déterminer les causes de la phobie sociale sont en cours. Certaines études mettent en cause un élément du cerveau appelé les amygdales pour expliquer les symptômes. On suppose que les amygdales sont le lieu principal du contrôle de la peur.
Des études animales tendent à prouver que la phobie sociale est héréditaire. En fait, des chercheurs soutenus par le National Institute of Mental Health (NIMH) ont récemment identifié l'emplacement d'un gêne chez les souris qui affecte l'apprentissage de leurs peurs. Une partie de la recherche consiste à chercher une base biochimique au trouble. Les scientifiques envisagent l'idée qu'une sensibilité renforcée à la réprobation puisse être de nature physiologique ou hormonale. D'autres chercheurs analysent l'influence de l'environnement sur le développement de la phobie sociale. Les personnes atteintes de phobie sociale peuvent tirer leur peur de l'observation qu'ils font des comportements et de leurs conséquences chez les autres. On appelle ce processus l'apprentissage basé sur l'observation, ou modèle social.

Quels sont les traitements disponibles pour la phobie sociale ?social2.jpg

Les recherches soutenues par le NIMH et par l'industrie ont montré qu'il existe deux formes de traitement efficaces contre la phobie sociale : certains médicaments, et une forme spécifique de psychothérapie à court terme appelée thérapie cognitivo-comportementale. Les médicaments comprennent les antidépresseurs, tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMO), ainsi que les très puissants benzodiazépines. Certaines personnes atteintes d'une forme précise de phobie sociale consistant en un trac exagéré ont été aidées grâce aux bêta-bloquants, plus communément utilisés pour contrôler la haute pression artérielle.

La thérapie cognitivo-comportementale est aussi très utile pour traiter la phobie sociale. Le composant central d'un tel traitement est la thérapie par exposition, c'est-à-dire aider les patients à se sentir progressivement plus à l'aise dans les situations qui les effraient. Le processus d'exposition implique souvent trois étapes :

  • La première est la présentation de la situation phobique à l'individu.
  • La seconde est d'augmenter le risque de désapprobation dans une telle situation, de sorte à renforcer chez le patient sa confiance dans sa capacité à pouvoir gérer le rejet ou la critique.
  • La troisième étape consiste à apprendre au patient des techniques pour gérer la réprobation. Lors de cette étape, le patient imagine sa plus grande peur et est encouragé à développer des réponses constructives à sa peur et à la réprobation perçue.

La thérapie cognitivo-comportementale pour la phobie sociale comprend aussi un entraînement pour gérer l'anxiété - par exemple, apprendre à respirer profondément pour contrôler son taux d'anxiété. Un autre aspect important du traitement s'appelle la restructuration cognitive, c'est-à-dire aider le patient à identifier ses erreurs de jugement et à développer des attentes plus réalistes quant à la vraisemblance du danger dans des situations sociales.

Les thérapies de soutien, telles que les thérapies de groupe, de couple ou familiales afin de mieux faire connaître le trouble auprès de tiers importants, peuvent aussi se révéler utiles. Les personnes atteintes de phobie sociale peuvent aussi s'entraîner pour améliorer les compétences sociales.

Quelles autres maladies peuvent apparaître parallèlement à la phobie sociale ?

La phobie sociale peut provoquer une diminution de la confiance en soi et des dépressions. Pour tenter de réduire l'anxiété et alléger la dépression, les personnes atteintes de phobie sociale risquent de se servir d'alcool ou d'autres drogues, ce qui peut mener à une addiction. Certaines personnes peuvent aussi souffrir d'autres troubles anxieux, comme le trouble panique et le trouble obsessionnel compulsif.

 

* Les informations de cette page proviennent du site du National Institute of Mental Health.

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